les carnets de bord de Dalma et Jim

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les carnets de bord de Dalma et Jim

Message par georgia wanda le Ven 24 Aoû - 8:58

voici le prologue et les deux premiers chapitres d'un livre que j'ai déjà écrit
en vente sur kindle dites moi ce que vous en pensez
Les carnets de bords de Dalma et JIM

Dalma est la plus jeune psychiatre qui exerce à Riverview, établissement prés de la ville d’Augusta dans le Maine, elle doit jongler entre ses patients, son compagnon et ses propres besoins.
Pas évident, surtout depuis que ce dernier s’est pris pour un vampire et a attaqué plusieurs personnes pour leur sucer le sang…
Pour l’instant, ses collègues ne savent pas que ce « dangereux » patient est son compagnon, et il vaudrait mieux que cela reste ainsi !
Il n’est jamais bon que l’on s’intéresse de trop près à eux, leur vraie nature ne doit jamais être exposée auprès des vivants.
Elle doit le soigner au plus vite car dans l’ombre, le conseil attend pour exécuter la sentence et il n’est pas le seul…



Prologue


« Eternité », je relisais ce mot « éternité » avant de refermer le livre, songeuse, et de le ranger près des autres que je venais de lire aussi.
En soupirant, je m’étirais et partis dans un fou rire, j’étais quelque peu nerveuse dernièrement mais je devais reconnaître que jamais un livre de science fiction ne m’avait autant procuré d’émotions.
Bonnes ou mauvaises d’ailleurs mais quand même je devais lui reconnaître la qualité de m’avoir distraite. Cela m’avait plu. Je songeais à me mettre au travail, il fallait bien commencer à un moment ou à un autre. Je pris donc un stylo et commençais…..




chapitre1



Je repense à ce dernier mot éternité…
Quelle drôle d’idée ! Mais je suppose que c’est ainsi que finissent les grandes histoires d’amour, dans les livres du moins.
Cela m’amuse, un peu facile mais bon. Attention, ce n’est pas une critique, j’ai vraiment aimé ces livres, très romantiques et drôles à la fois.
En tout cas, inoffensifs pour moi, vu qu’il n’y a pas une once de vérité même cachée dans ce « Twilight ».
Mais je rends grâce à son auteur, Stéphenie Meyer, elle a remis au goût du jour le thème vampirique et le cinéma ayant suivi, j’en suis plus que ravie !
Car c’est un sujet qui m’éclate ! Je me fais un point d’honneur à lire tous les livres qui traitent de ces personnages de légendes.
Et les films, c’est la cerise sur le gâteau, cela m’amuse à un point que vous ne pourriez imaginer. Il faut dire qu’il est très drôle de voir les représentations qu’une société peut avoir des « Vampires»
De plus, il ne faut jamais se relâcher, il est important pour quelqu’un comme moi de se tenir au courant des dernières croyances. Ça aide à rester en vie enfin si ce terme est le bon d’ailleurs…
Peut-être vous demandez-vous qui je suis ?
Et bien une femme pour commencer, l’âge ? Disons que c’est une question qu’un gentleman ne devrait pas poser à une dame !
Donc, on me donne autour de la vingtaine mais étant donné que je suis, en ce moment, médecin psychiatre j’annonce plus la trentaine. L’avantage c’est que tout le monde s’accorde à dire que je ne fais pas mon âge ! Si seulement ils savaient !
Enfin bref, un chiffre n’est pas vraiment important n’est-ce pas ?
Non, ce qui compte, c’est que je ne vieillie pas, ne meurt pas, enfin pas facilement du moins, je ne suis jamais malade et si je me blesse, ma guérison enchanterait tous les médecins et assureurs santé au monde.
Avec moi, pas de trou de la sécurité sociale, non jamais.
Certains nous appellent Vampires, d’autres Succubes ou Incubes selon notre "censuré par l'Administration" mais je, enfin nous en règle générale, préfère de loin Non-Mort. Il s’agit d’une des plus vieilles définition de mes semblables.
Non-mort, Undead, parce que franchement je ne suis pas un mort vivant, il suffit de me regarder pour le comprendre.
Mais Non-Mort, c’est bien ! Car il faut bien l’avouer, je ne suis plus vraiment vivante comme vous autres, mon cœur ne bat plus, pour autant mon corps ne pourrit pas.
Et je ne suis pas morte non plus, je bouge, parle, j’ai des sentiments…finalement, à quelques détails près, je suis comme vous. Certes, certains de ces détails sont importants j’imagine, mais bon, ils ne me dérangent pas alors…
Ma vie de non-morte est bien plus longue que ma vie d’humaine, de ce fait je n’ai pas de regrets de ma vie passée. Et croyez-moi, nous sommes nombreux dans ce cas.
Bien sur, il y a toujours des exceptions mais pas de quoi fouetter un chat, n’est-ce pas Louis ?
Bon, cesse de digressions, c’est un de mes travers ou des nôtres d’ailleurs, nous avons vu tellement de choses que parfois nous nous laissons emporter par nos pensées, vous auriez bien du mal à nous suivre dans ces cas là.
Alors commençons par le début, j’ai lu « twilight » comme beaucoup d’entre vous, j’avoue aussi que j’ai aimé dans le registre science fiction toutefois !
Parfois, les humains s’approchent de la vérité et se souviennent de ce qu’ils ont relégué au rang de superstitions et d’obscurantisme. C’est là que cela devient dangereux pour nous. Depuis des siècles nous avons tenté de nous faire oublier, de vivre comme vous car aussi fort que nous pouvons être, nous sommes aussi fragiles finalement. Lorsque la vérité est dévoilée, elle devient une arme de destruction massive.
Donc, chacun de nous, à sa manière, s’approprie l’essence du temps présent et s'informe où en sont les croyances à certains mythes.
C’est d’ailleurs une de vos avancées majeures de ces derniers siècles qui nous permet de vivre parmi vous comme si de rien n’était.
Ha ! Le siècle des lumières, vos progrès, vos intellectuels nous ont relégués au rang de chimères. Idéal !
Vos anciens savoirs se sont perdus, la majorité d’entre vous n’y prêtent guère attention, je crois même, que si un lointain habitant d’Europe de l’Est ou plus proche un voisin, vous affirmait que nous existions, vous le prendriez pas au sérieux. Non « pauvre idiot superstitieux ignorant des avancées de la science » ou mieux « il est fou, faut l’enfermer celui là »
Fantastique !
Du coup, on se garde de bien de vous « éduquer » ou de vous détromper.
Bram Stoker a failli tout faire capoter avec son histoire de Dracula, bien sur, nous nous sommes chargés de l’imprudent qui en avait trop dit.
Par contre, nous n’avons pas touché à Bram lui-même, il ne fallait pas donner du crédit à son histoire. Si une mort soudaine et mystérieuse l’avait atteint par exemple.
Il nous a fallu quelques années pour qu’il rejoigne les légendes et je reconnais que son œuvre avait du génie, les journaux intimes et les points de vue de chacun des personnages voilà qui était inédit.
Pour en revenir à « twilight », pour le coup, il ne peut nous faire aucun mal. Franchement, les Vampires n’y sont pas crédibles du tout !
Si nous étions, à ce point, indestructibles, vous croyez vraiment que nous passerions notre temps à nous fondre parmi vous ?
Allons soyons sérieux ! Votre espèce a éliminé quasiment toutes les menaces naturelles et vous gérez vos ressources, certes plus ou moins bien, pour assurer votre subsistance. Alors que croyez- vous que nous ferions ?
Si notre seul problème quant au soleil est de briller comme une boule à facettes, nous serions sortis de notre cachette depuis belle lurette !
Je pense même, que vous nous adoreriez comme des dieux et seriez ravis de nous offrir votre sang. Et quand bien même, vous souhaiteriez vous soulever contre vos dieux, ce qui connaissant votre espèce n’est qu’une question de temps, c’est d’ailleurs quelque chose que j’admire chez vous, cette capacité à vous élevez contre toutes formes d’oppression.
Mais vu la force et l’invulnérabilité que ce livre nous prête, nous vous aurions mâté assez vite.
Zut, je digresse encore, revenons-en à nos moutons ou plutôt aux idées reçues, merci à tous vos auteurs et réalisateurs à ce propos.
Non ! Nous ne brillons pas au soleil, nous ne prenons pas feu, ne nous réduisons pas en cendres non plus, rien de tout cela.
Et nous aimons bien l’idée de vous faire croire que nous ne pouvons pas sortir en plein jour.
Néanmoins, comme toutes les légendes cela s’appuie sur des vérités.
A un certain moment de notre histoire, sortir en plein jour était suicidaire, à cette époque votre espèce croyait en notre existence et savait repérer certains signes.
Que ce soit à l’antiquité ou plus récemment lors de l’épidémie vampirique du début du 18ième siècle !
Heureusement pour nous, beaucoup d’entre vous en voyez même là où il n’y en avait pas.
Sacré carnage ! Parfois, vous ne vous faites pas de cadeau entre vous.
Prenez l’exemple des sorcières, ridicule, je ne sais même pas si, sur cent pauvres filles tuées de diverses manières, toutes plus horribles les unes que les autres, noyades, bûchers, pendaisons, une sorcière était vraiment dans le lot !
Ce genre de « sacrifices » est impossible chez nous, nous ne sommes pas assez nombreux pour nous le permettre. Nous n’aimons pas le gâchis pour ainsi dire.
Mais revenons-en au soleil ! Oui, nous pouvons sortir le jour. Nous aimons, en tout cas moi, la chaleur de ces rayons sur notre peau, c’est très plaisant mais nos « pouvoirs » sont alors limités. Notre fragilité reprend le dessus, nous sommes plus forts que vous mais il n’empêche que je serais vite en danger face à 3 ou 4 hommes qui souhaiteraient s’en prendre à moi en pleine journée. Midi, le soleil au zénith est pire que tout, nous sommes aussi limités que vous à cet instant.
De fait, nous évitons de sortir à ce moment, c’est ainsi que cette légende a pris corps, les « vampires » réduits en cendre, le soleil nous brûlant… en même temps qui aimerait montrer ses faiblesses ?
Pour les loups-garous et la pleine lune, c’est le même principe à peu de choses prés, ils sont comme vous, ils y voient mieux les soirs de pleines lunes et puis si tout le monde croit qu’ils ne sortent qu’à cette occasion, c’est plus facile pour eux de gambader sans se faire remarquer le reste du temps et tout comme nous, ils ne sont pas les monstres que vous imaginez.
C’est cette histoire de sortie diurne qui nous a ennuyée avec Bram Stoker, il donnait ce détail dans son livre, nous avons eu une belle frayeur lorsque Coppola l’a repris clairement dans son film ! C’est un point que nous préférons garder pour nous.
Depuis certains d’entre nous travaillent à Hollywood, à des postes pouvant permettre de filtrer à minima ce genre de scénario.
« Twilight », « Vampire ‘s diairies » et même un film allemand
« Nous sommes la nuit », pas de problème validés par nos pairs.
Le coté « histoire d’amour » par contre est plutôt sympa en ce moment. Je vous l’ai dit, j’ai des sentiments, techniquement, nous sommes de la même race seule l’espèce diverge. Alors à l’occasion nous vous fréquentons, sentiments et praticité se mêlent très bien.
Car autre idée reçue, nous ne sommes pas des prédateurs implacables, nous n’avons pas besoin de vous tuer pour nous nourrir.
Qui boirait prés de 5 litres de sang d’ailleurs….
A l’instar des autres prédateurs de cette terre, une fois repu nous délaissons la « chasse », nous n’avons pas besoin de nous nourrir tous les jours.
Et désolé, mais nous sommes aussi civilisés !
La vue du sang ne nous fait pas perdre tout contrôle, heureusement car pour passer inaperçu, ce serait très difficile. Et avez-vous déjà vu l’un d’entre vous se jeter sur la nourriture sans pouvoir se retenir, sans décence, ni peur du regard de l’autre ? Bien sur, exceptions faites de quelqu’un qui meurt de faim ou de quelqu’un qui aurait un problème quelconque avec la nourriture, comme un boulimique enfermé plusieurs jours au pain sec et à l’eau. Là non plus, je n’aimerai pas être celui qui lui ouvre la porte sur un buffet garni de ses plats préférés !
Non, non, nous pouvons prendre notre temps, l’instant idéal, le lieu, qui fait que personne ne se rendra compte de rien.
Bien sur, il arrive qu’un sang ait plus de goût qu’un autre, c’est là que ça se complique parfois. On ne peut pas vous vider en une seule fois mais passer un certain stade, vous ne pouvez pas survivre et à ce point de non retour, il faut alors prendre une décision, faire un choix. Car contrairement à ce que disait Van Helsing dans le livre Dracula, tous nos « morts » ne se relèvent pas à la première piqûre, il ne suffit pas d’avoir été mordu pour devenir un non-mort.
Encore heureux, sinon au fil des siècles, il n’y aurait plus assez de vivants pour nous nourrir. Cela prend du temps, il faut vraiment se nourrir plusieurs fois de la même personne, l’épuiser jusqu’à ce qu’elle soit à la limite de la mort et même là, elle ne devient pas comme nous. C’est là que le choix entre en scène, si nous souhaitons garder cette personne, nous procédons à un échange de sang. Là, elle deviendra non-morte. Sinon, il nous faut la tuer pour éviter qu’elle se relève, car alors ce n’est pas réellement un non-mort mais une autre créature qui, si autrefois nous était utile, comme veiller pour sur notre sommeil, ne passerait pas inaperçue parmi vous, loin de là !
Avant, dans les forêts reculées de Roumanie, les paysans savaient procéder, ils enterraient leurs morts suspects en leur tranchant la tête et surtout en leur enfonçant un pieu dans le cœur profondément enfoncer dans le sol.
Solution garantie, impossible de se relever, ni de se régénérer. Mais vous avez trouvé cette pratique barbare alors cela s’est perdu. Du coup, nous avons été obligés de nous adapter.
Sans trop de difficultés cependant, tuer ne nous est pas obligatoire, cela nous répugne car nous avons été humains quand même !
Seuls des sadiques le font, vous avez vos tueurs en série, nous aussi, inutile de nous jeter la pierre. D’autant que nous sommes plus prompts que vous à les éliminer. Pas besoin de faire des vagues, ni d’attirer l’attention, comme je l’ai déjà dit, si vous y croyez, nous sommes en danger. Il est trop facile de venir à bout d’un des nôtres pour peu que l’on sache s’y prendre…
C’est l’une des raisons pour laquelle nous faisons le nécessaire pour rester dans l’ombre mais pas la seule raison, il y en a une autre, l’ennui avec vous, c’est que vos peurs et votre hypocrisie nous empêcheraient de vivre ensemble en sachant que nous sommes différents.
Vous ne pourriez tolérer et nous reprocheriez de nous nourrir de votre sang. Vous voudriez nous en empêcher.
C’est cela l’hypocrisie, car vous-mêmes vous nourrissez d’autres êtres vivants et par-dessus le marché, il vous faut les tuer alors que nous n’y sommes pas obligés.
Je vous entends déjà crier au scandale, certains d’entre vous seront tentés de dire que nous nous ressemblons, que vous êtes des êtres pensants, doués de raison et de paroles !
Et bien, laissez-moi vous dire certaines choses, je connais des éleveurs de bétails - période vétérinaire- qui parlent à leurs bêtes et pour autant, ils les conduisent volontiers à l’abattoir.
Les cétacés sont intelligents et vous les massacrez tout autant alors…
D’accord, je généralise mais vous le faites aussi pour « les monstres de vos cauchemars »
Pour ma part, ce n’est pas ainsi que je me vois, je me considère comme l’évolution ultime de la race humaine et drôlement bien adaptée à mon environnement qui plus est !
Apres tout, notre consommation reste très limitée avec un impact quasiment nul sur la nature, le rêve écolo en somme. Et pour recycler, nous recyclons, il faut dire que cela représente un sacré avantage même. Nous ne jetons rien, cela nous permet d’assurer notre mode de vie, rien d’ostentatoire non plus, en ce qui me concerne, je préfère de loin la discrétion.
J’ai des amis qui sont morts à s’être trop exposé avec leur train de vie surtout vers la fin du 18ème siècle. Mon amie Louise vous parlerait fort bien de ce sujet surtout après la révolution française.
Donc, nous accumulons au fil des temps, cela prend de la valeur et nous permet de vivre mais de toute façon, nos besoins sont réduits et nous sommes des voleurs hors pair, aucun soucis de ce coté là. Malgré cet avantage, il nous est parfois difficile de vivre, enfin de nous adapter aux changements plus précisément.
Le dernier siècle est un exemple à ce titre, que d’évolutions, merveilleuses et inquiétantes à la fois, votre espèce est surprenante et nous avons du mal à vous suivre.
D’ailleurs, c’est pour cela que le mot éternité ne nous qualifie pas bien. Après plusieurs vies, nous pouvons nous lasser et ne plus avoir envie de continuer, je ne connais pas de non-morts plus vieux de 2000 ans. Or nos recherches prouvent que nous sommes parmi vous depuis plus longtemps. Je dirai que nous ne sommes pas immortels mais que notre longévité n’a rien à envier aux pyramides d’Egypte !
Mais passé un certain nombre d’années, les non-morts ont juste envie d’en finir. Et contrairement à ce que dit le personnage d’Edward, nous avons nos solutions , Anne Rice l’a assez bien décrit d’ailleurs.
L’assèchement est une bonne méthode, et comme personne n’a jamais essayé de faire revivre une momie, il faut croire que ça marche, douloureux mais efficace. Nous en voulons toujours à Louis d’avoir révélé ce détail, il devait s’ennuyer alors il s’est confié, il était tellement repentant que finalement sa punition n’a pas été très grave. De plus, beaucoup d’entre nous avons adoré ces livres, cela doit être pour ça que nous avons fini par lui pardonner. Sans parler que nous comprenions tous, son besoin de se dévoiler un peu…
A force de cacher constamment sa vraie nature, on a parfois envie de l’exposer au grand jour !
Mais cela n’est plus vraiment un problème maintenant, l’avantage de cette époque, c’est que finalement à tout vouloir rationaliser, vous ne croyez que rarement la vérité même quand elle vous saute aux yeux. Tant mieux pour nous d’ailleurs.
Un des nôtres dont le nom vous dira peut-être quelque chose, Lawrence Watt-Evans, a lui aussi écrit un bouquin, intitulé « la horde du cauchemar », d’enfer d’ailleurs à lire de toute urgence !
Mais l’important n’est pas là. L’intérêt, c’est que ce livre nous fait passer pour une espèce disparue de la circulation ! Tout bonnement génial, même si ce livre n’a pas complètement fait oublier les chroniques vampiriques d’Anne Rice et les aveux à demi mot de Louis. C’est vrai que Lawrence a mis un peu de temps à écrire son livre après le premier volume « d’entretien avec un vampire », 14 ans cela peut paraître long mais pour nous le temps n’a pas de prise…
Mais le propos n’est pas là, le truc c’est que vous ne trouverez personne pour croire que cette horde du cauchemar existe et pourtant,..
Lawrence voulait orienter les peurs vers d’autres créatures, il s’est même payer le luxe de prévenir ses lecteurs. Néanmoins personne ne connaît la horde, pour vous aucun changement, une autre œuvre fantastique parmi tant d’autres mais nous, on a trouvé ça drôle. Ce qui ne fut pas le cas de la horde, ne vous inquiétez pas nous nous en sommes occupés, leur façon de se nourrir était trop répugnante et elle n’était pas capable de se fondre dans la masse. Coté évolution, il y a eu un raté, je dirai.
Ayant parlé avec Darwin, j’adhère complètement à sa théorie même si à l’époque, cela a bouleversé ma façon de voir les choses surtout théologiquement parlant.
Mais finalement dans un sens positif. Je n’ai aucun problème avec les religions mais nous sommes le fruit d’une époque, celle de notre naissance humaine et cela nous influence toujours un peu. Certaines légendes viennent de là.
Je suis née Chrétienne et nourrie du bien et du mal, j’ai longtemps refusé d’approcher une église ou une croix, me croyant impure, après plusieurs années j’ai réalisé le ridicule de la chose mais il n’est pas facile de se débarrasser de ses préjugés, n’est-ce pas ?
Pour ma part, je crois encore en Dieu, en quelque chose de plus en tout cas. De nos jours, la plupart de mes semblables ont gardé leur foi ou sont devenus athées mais aucun ne s’estime damné ou maudit. C’est toujours une question de choix, nous avons notre libre arbitre en ce qui concerne le bien ou le mal, certains malades mentaux ne l’ont pas mais c’est un autre débat…
En tout cas, nous nous sommes aussi interrogés sur notre place dans ce monde, c’est un débat qui a longtemps animé le conseil.
Mais peut-être faut-il que j’explique ce qu’est le conseil ? Cela se rapproche plus d’un Pow Wow amérindien que d’un réel gouvernement, rien n’est imposé hormis quelques règles simples qui se sont constituées au fil du temps, chacun pouvant s’exprimer. Nous ne sommes pas une nation, notre système étant basé sur le fait d’une co-existence ignorée par vos semblables. Du coup, pas de guerres entre nous, notre population, de part le monde, étant assez limitée, nous prenons soin de nous. D’autant que nous avons connu une véritable hécatombe avec la révolution industrielle, les plus vieux d’entre nous ont eu du mal à survivre.
Les anciens, comme nous les appelions, n’ont pas pu s’adapter à autant de changements, une vraie peste pour nous, prés de 350000 vraie-morts. Avant, seuls les non-morts de plus de 800 ans siégeaient au conseil maintenant 500 ans suffisent. Son rôle est de réguler les problèmes pouvant occasionnellement surgir, sujets posant problème ou trop voyants, nous pouvons le saisir en cas de litige entre nous ou si nous avons besoin d’aide, il y en a deux par an.
Chacun peut s’y inscrire, Internet a été une vraie mine d’or pour simplifier les choses à ce propos !
Louis est passé par-là pour ses fautes et j’ai moi-même exposé un cas dernièrement. J’ai obtenu un délai dans une affaire qui me tient à cœur….



Chapitre 2



Bip Bip Bip…
Je me retournai pour voir le réveil indiquer 20 heures. Dans une heure, je devais être au travail. Je refermai mon bloc et posai mon stylo sur la table de chevet. Je fus surprise de voir ce que j’avais déjà écrit pour une première fois.
Il faudrait que je me relise, finalement c’était peut-être une bonne idée. Je me sentais plus légère d’avoir moi aussi confié mes pensées. Cela pourrait l’aider s’il y met du sien…
Ma lecture après mon réveil et l’écriture m’avaient pris pas mal de temps, j‘avais faim mais pas le temps de m’attarder.
Je me relevai d’un bond et éteignais cet affreux Bip avant de devenir folle.
Je pris une douche très très chaude, la chaleur s’attarderait ainsi sur ma peau glacée, mon contact passerait inaperçu.
J’entrepris de lisser ma tignasse, cela collait mieux à la panoplie du parfait psychiatre, je mis mon tailleur noir et partis pour le travail.
Le parking de ma résidence était plein, je partais alors que tout le monde ou presque était rentré de son travail, je prenais ça comme un avantage. J’entamais deux semaines de garde à l’hôpital Riverview d’Augusta dans le Maine, cela faisait près de soixante ans que je vivais aux Etats-Unis et près de cinq dans cette ville.
J’aimais travailler de nuit, ce n’était pas toujours calme mais j’aimais l’ambiance qui y régnait et il est plus aisé de se nourrir, surtout dans un établissement psychiatrique.
Ma voiture m’attendait, elle répondit par un bip sonore et des appels de phares lorsque j’ouvris les portières à distance. Je mis le moteur en route et sortis de mon immeuble, je n’avais pas remarqué la pluie torrentielle qui s’abattait sur la ville. Le temps virait à l’orage, la nuit promettait d’être plus agitée que prévue.
Les personnes qui ont « une araignée au plafond » selon l’expression populaire, sont plus instables et excitées lorsque le temps est à la tempête, comme si leur esprit se joignait à la météo.
Je poussai un soupir, j’avais faim et je ne pourrai pas me nourrir facilement, j’allais moi aussi être d’humeur morose. Tout le trajet, je repensais à ce que j‘avais écrit ou dévoilé si par malheur quelqu’un le lisait, j’aurai du cacher mes « confidences »
Je notais, mentalement, de le faire avant de me coucher demain matin. Je pensais aussitôt à Jim, c’était pour lui que je testais ce procédé de thérapie plutôt éloigné de ma pratique habituelle avec la thérapie cognitive. J’espérais que cela l’aiderait mais il fallait voir d’abord les effets sur moi, je ne voulais pas me tromper. C’était sans doute notre dernière chance… à nous comme à lui.
J’arrivai devant l’entrée du bâtiment médical, l’établissement était situé un peu à l’écart de la route et bordé d’un grand espace de nature et de forêts comme partout dans cet état.
Je me garai à ma place habituelle, hésitante à sortir, la pluie et le vent redoublaient. Prenant une grande inspiration, je pris mon courage à deux mains ou à deux jambes en l’occurrence et piquais un sprint pour me mettre au sec. J’aurais pu aller plus vite mais qui sait si quelqu’un attendait mon arrivée et regardait par la fenêtre ?
Je poussai la porte, Henry, le vigile présent cette nuit là me salua.
-Bonsoir, Docteur Bauer, quel temps ! La nuit va être pénible, vivement demain qu’on se couche.
-Bonsoir, Henry, je vous ai déjà dit de m’appeler Dalma, arrêter de me donner du Docteur Bauer, j’ai l’impression d’avoir 60 ans, lui répondis-je avec mon plus beau sourire.
-Et bien dans ce cas à vous regarder j’en ai 90, allez bon courage à vous Dalma, ajouta t-il.
Il rit en retournant sur sa chaise. Henry était quelqu’un de bien, il n’était ni grand, ni extrêmement musclé mais il inspirait le respect ce qui dans sa profession est tout aussi nécessaire que d’avoir du répondant si une personne cherche la petite bête. Cela faisait une dizaine d’années qu’il travaillait ici, sa femme l’avait plaqué depuis bien longtemps lui reprochant son manque d’ambition mais Henry s’en fichait l’hôpital lui convenait. C’était un travail sûr, plutôt tranquille et pas si mal payé surtout quand on s’occupe que de soi.
Je remontai le couloir à l’allure d’un escargot, me sembla t-il, je veillais toujours à garder une allure normale, c’était assez facile d’ordinaire, mais j’avais oublié à quel point Jim me manquait.
Lorsque je le sentais si prés, j’aurais volé pour le retrouver si j’avais pu. Il me fallait néanmoins passer prendre des nouvelles des autres patients auprès du staff infirmier et lire les notes de mes collègues de la journée. Je me dirigeais donc vers le poste de soins
-Bonsoir, Lisa, alors que de neuf depuis mon absence ? Demandai-je.
-‘soir dit-elle sans relever la tête, je finis ma passation pour Edwige, c’est elle qui sera avec vous cette nuit, et je suis à vous, Docteur.
-Aucun problème, je vais lire les notes du Docteur Blossom, vous me trouverez dans mon bureau.
J’avais tendance à écourter mes échanges avec elle. Lisa était une jolie blonde mais qui supportait mal d’avoir de la concurrence, persuadée qu’elle était de ses atouts de séduction. De ce fait, elle ne comptait pas parmi mes admirateurs, le fait que je sois médecin et apparemment très jeune n’arrangeait rien. J’étais prête à parier qu’elle n’avait fait ses études d’infirmière que dans l’espoir de trouver un médecin à marier mais je ne pouvais nier qu’elle avait quand même eut son diplôme. Néanmoins, je n’arrivais pas à comprendre son choix de travailler dans un établissement psychiatrique, les médecins y sont plutôt d’âges murs et peu enclins à compter fleurette aux infirmières tout juste sorties de l’école. Elle devait penser que cela serait intéressant pour son curriculum vitae…
Je me dirigeai vers l’immense pièce qui me faisait office de bureau, regrettant de ne pas pouvoir tourner vers le fond du couloir, je soupirai à nouveau.
J’ouvrai la porte et me dirigeai vers mon fauteuil, à ce stade on ne parle plus d’une simple chaise de bureau.
Toute la pièce avait été pensée pour inspirer confiance, enfin je présume…
Le bois était omniprésent, poutres au plafond, traverses aux murs, bibliothèque et bien sur, le bureau par lui-même d’une taille impressionnante, le canapé et les fauteuils, eux aussi occupaient de la place.
Cela faisait deux ans que je travaillais ici et je n’y étais toujours pas à mon aise, je me sentais décalée, « trop jeune » pour une telle sophistication ou alors est-ce un souvenir trop pesant de mon passé.
La porte s’ouvrit soudain à la volée et Lisa fit son entrée, je pensais bien volontiers qu’elle ne faisait pas ça avec le chef de service !
S’installant devant moi, avec les dossiers, elle entreprit son rapport.
-La 427 a pété un câble aujourd’hui, il a fait une crise vraiment forte, on a du le sangler sinon il cassait tout, dit-elle.
-En quel honneur ? Lui demandai-je.
-Ben j’sais pas trop, il semblerait qu’il se soit enticher de la nouvelle mais celle là, elle drague tout ce qui bouge alors…
Apparemment, je n’aurai pas de meilleures explications sur ce sujet.
-Que lui-avez vous donné ? Me risquai-je.
-Oxazépam en IM, il était vraiment enragé
Hum, réponse standard en cas de problème
-Ok et comment se porte M.Douglas ?
-Qui ? dit-elle en me fixant d’un œil incrédule
-Chambre 320, soupirai-je.
-Ha lui ! précisa t-elle.
Elle sourit visiblement ravie de m’obliger à préciser moi aussi.
Apparemment, je devais souvent la questionner sur son cas.
-Bien, pas trop nerveux, contrairement aux autres, répondit-elle.
-Vous devriez retenir les noms, pas les numéros, vous n’avez jamais vu le prisonnier ?
-Le quoi ? Prison Break ? si, si dit-elle, mais je ne vois pas le rapport…
Tu m’étonnes !
-Non, laissez tomber, un numéro est impersonnel et cela n’est pas poli, c’est tout, répondis-je à bout de nerf.
-Je sais, mais je vous rappelle que nos résidents changent souvent dans la grande majorité des cas, ceux qui restent, je m’en souviens ! Dit-elle piquée.
Bon Edwige est arrivée, alors à demain, bonne soirée Docteur Bauer !
Elle repartit aussi vite qu’elle était arrivée, je pris le dossier de Jim et celui de la 427 alias Max Smith pourtant avec un mon pareil, ça devrait rentrer dans sa charmante petite tête !
Je sortis de mon bureau pour la visite habituelle qui avait lieu avant l’heure officiel du coucher. Au passage, j’ouvrai la porte de M.Smith, ils avaient dû charger sur l’Oxazépam parce qu’il n’eut aucune réaction, il était étendu sur son lit, calme, bourré de Benzodiazépine.
Il faudrait que je revienne dans trois bonnes heures, s’il ne dormait plus ce qui me sembla peu probable.
Je ressortis et retournai au poste de soins où effectivement Lisa ne se trouvait plus. A sa place se trouvait Edwige, une jeune femme de 37 ans, son visage n’était pas d’une beauté évidente mais il inspirait la sympathie et la confiance. En ce moment, elle était brune mais elle changeait volontiers pour une couleur plus sombre, un noir de jais aux reflets bleutés. Elle s’en justifiait en racontant la période gothique de sa « jeunesse », ce qui m’amusait souvent, ne pouvant imaginer une personne si douce avoir été une adolescente rebelle, d’autant que du haut de son mètre soixante-trois, elle semblait inoffensive.
-Salut, Edwige, comment vas-tu ? Me souvenant que son fils avait été malade, j’ajoutais, Et ton fils ?
-Hé, Dalma, oui, oui, il va mieux, quand les gosses auront compris que si on leur dit de ne pas avaler leur 100ème cochonnerie de la journée, ce n’est pas juste pour les embêter, j’estimerai être sur la bonne voie !
Il a échappé à 2 jours d’école alors, crois-moi, il va beaucoup mieux !
Nous rîmes toutes les deux de bon cœur, puis reprîmes les choses plus sérieuses.
-J’ai vu M.Smith, il est dans un sale état, il ne fera plus rien de la nuit je pense, retire-lui les sangles, elles sont inutiles et il se sentira mieux.
Il m’était plus facile de parler avec Ed, nous avions de la sympathie l’une pour l’autre, ayant à nous deux le record imbattable du nombre de garde de nuit.
Tout comme moi, elle trouvait cela pratique mais pour des raisons différentes néanmoins. Pour elle, le salaire était meilleur, sa fille âgée de 14 ans gardait son frère, âgé de neuf ans, la nuit et elle pouvait profiter d’eux le matin et l’après-midi. Le père des enfants ayant fichu le camp lorsque le petit dernier avait à peine de deux mois, elle avait repris les études d’infirmière. Son parcours en faisant quelqu’un de merveilleux auprès des patients.
Pour moi, le travail de nuit était surtout commode compte tenu de ma nature et depuis que Jim y logeait en tant que patient, je pouvais le voir plus librement la nuit que le jour.
Il était grand temps que j’aille le voir maintenant.
-Je vais voir M.Douglas avant les autres, Lisa m’a dit qu’il était le plus calme alors autant commencer par lui…
-Pas de problème, à tout à l’heure !
Autre avantage du travail de nuit et d’Ed, on n’est pas obligé de faire la causette.
Je me dirigeai donc, vers la chambre 320 après ce couloir qui me paraissait interminable, j’arrivai enfin devant la porte jaune.
Je frappai, jamais je n’entrais sans prévenir, mais je n’attendais pas non plus qu’on me dise d’entrer, sinon 8 fois sur 10 je resterai sur le pas de la porte…
-Entre ! Dalma Luca ou Dr Bauer si tu préfères, bougonna t-il.
Il n’avait pas l’air d’humeur très joyeuse, bien sur, je ne m’attendais pas à ce qu’il soit enjoué mais lorsqu’il m’appelait Dr Bauer cela m’horripilait.
-Tu veux aussi que je t’appelle Monsieur James Douglas ? Répondis-je, acerbe.
-Je m’en moque, je suis ici contre mon gré, qu’est-ce que Vous n’avez pas compris ?
Qu’est-ce qui dans Mon attitude Vous laisse croire autre chose que ce que Je réclame, tonna t-il.
-Jim…
Ma voix mourut dans ce soupir, les larmes montaient.
Hum… Pas très professionnel pour le moins !
Il me regarda et remarqua mes yeux humides, la colère le quitta immédiatement remplacée par une insondable tristesse.
-Dalma, je… n’aime pas te voir ainsi, tu le sais alors arrête s’il te plait ! supplia t-il.
-Non, toi arrête, si tu n’aimes pas que je sois triste alors bat-toi ! Tu peux reprendre le dessus, j’en suis sure, c’est du temps qu’il te faut et tu en as à revendre.
-je t’aime mais je suis fatigué, j’ai assez vécu…
-Tu te moques de moi, 260 ans à peine, laisse moi rire ! Je suis plus âgée que toi alors si on va par-là, c’est moi qui devrais occuper cette chambre, râlai-je.
-Que veux-tu que je fasse ? Je n’y peux rien si les cent dernières années ont été dures avec tous ces changements. Quand je t’ai rencontré, dans les années soixante, j’ai cru que cela suffirait mais non…
Grâce à toi, j’ai vécu cinquante ans de plus, la moitié d’une vie humaine en quelque sorte. J’ai passé de cap de la « musique du diable », des hippies et même de la disco !
Mais là, tu vois la techno, c’est le coup de grâce ! blagua t-il.
-Tu vois ! Tu t’améliores, tu te remets aux sarcasmes, tentai-je, et ce que tu dis n’a aucun sens, tu t’es toujours très bien adapté.
-Dalma…..
Je le contemplai, mon amant, mon ami, ses cheveux noirs et bouclés lui descendant dans la nuque, ses yeux bruns, sa peau mâte, intelligent, aventureux et sarcastique, voilà ce qui m’avait plu chez lui.
Cela faisait longtemps que je n’avais pas eu un compagnon exclusif lorsque je l’ai rencontré en sortant du bureau en 1960, le 19 octobre pour être précise. J’occupai un poste de secrétaire, les postes pour les femmes à l’époque à New York étaient loin d’être intéressants.
Je plongeai dans mes souvenirs quittant un instant cette chambre au ton pâle, camaïeu de couleur crème où juste un tableau aux couleurs d’automne réchauffait le tout.
-A quoi penses-tu ? M’interrompit-il.
-A notre rencontre, une des dernières époques de galanterie et de style féminin, dis-je en soupirant. Ecoute, laisse-moi 6 mois c’est tout ce que je te demande ( inutile de rajouter que le conseil ne m’en donnait pas plus non plus), je suis médecin, laisse moi voir si je peux te soigner, joue le jeu et si après tu as encore envie….
Les mots restèrent coincés quelques secondes sur mes lèvres puis
… de mourir, je te laisserais affronter le conseil, finis-je.
Il étudia mon visage, cherchant une trace de duperie peut-être
-Cela faut déjà un mois que je suis là, il ne t’en reste que 5 !
Il acceptait enfin ! Avec un délai raccourcit mais c’était mieux que rien après tout.
-Merci, tu verras ensemble on y arrivera. Je teste une nouvelle forme thérapie en ce moment, laisse-moi deux semaines de plus et on se lance, d’accord ? Lui annonçai-je pleine d’espoir.
-D’accord, répondit-il en levant un sourcil curieux.
J’adorais cela, son air circonspect sur tout, il avait fait la même tête lorsque je nous avais dégoté des places pour un festival de musique en août 1969. Il avait éclaté de rire en me demandant si j’avais l’intention de lui faire écouter un concert des Peanuts .
Ce sourcil levé me permettait d’espérer, je pris soin de verrouiller la porte et me rapprochai de lui.
Nos mains se joignirent, il semblait hésiter, je m’assis sur son lit, sa main libre m’entourait la taille, il m’attira contre lui.
Deux mois que nous n’avions pas été aussi proches, je me risquais à l’embrasser, le tonnerre roulait au-dessus de nos têtes. Le feu me dévorait mais qu’en était-il de lui ?
Je lus dans ses yeux, la souffrance toujours. Nous restâmes ainsi dans un moment tendre mais je ne réveillerai pas sa passion ce soir… je soupirais.
Voyant l’heure passée trop vite à mon goût, je me relevais malgré tout.
-M.Douglas votre heure de thérapie touche à sa fin, j’ai d’autres patients qui m’attendent et l’orage ne couvre pas assez les murmures qui enflent dans notre cher établissement. Il me faut prendre congé !
Je lui souriais en quittant la pièce
-Ho, un moment Docteur, merci pour cette séance !
Il souriait, enfin à moitié, le cœur n’y était pas mais quand même, un sourire.
A peine avais-je refermé la porte, qu’Edwige me sauta dessus au sens littéral du terme d’ailleurs.
-Dalma, je commençais à m’inquiéter, cela fait plus d’une heure que tu es enfermée avec ce patient. Tu ne respectes pas les règles de sécurité, ce n’est pas prudent, j’étais prête à aller chercher Henry s’insurgea t-elle
-Il n’y a pas de danger, je te l’ai déjà dit, lui répondis-je sèchement.
-Pas de danger, c’est toi qui le dit, ce type a attaqué sept personnes et leur a siroté un litre de sang chacun ! Et lorsque la police l’a enfin arrêté, sa seule explication c’est qu’il était un vampire d’après ses dires ! c’est gros quand même…
-Premièrement, personne n’est mort.
Deuxièmement, il s’est rendu de lui-même.
Et troisièmement, désolée de te dire ça comme ça, mais le psy ici c’est moi !
J’ai diagnostiqué une crise de démence avec un délire morbide. Pour ta gouverne, je te rappelle qu’il n’y a pas eu de procès, toutes les victimes ont retiré leurs plaintes, il n’a pas été poursuivit sur la base du fait qu’il s’est livré, il est ici de son propre chef …
( Prends ça dans les dents, je sais que tu m’entends Jim) …conscient qu’il est d’avoir besoin d’aide !
Un fou rire venant droit de la chambre 320 nous interrompit
Ed se figea et me foudroya du regard.
-Très sain d’esprit en effet, lâcha t-elle.
-Discussion close, lui dis-je sur un ton qui n’engageait pas à poursuivre. Les autres patients ne dorment pas et semblent s’exciter de concert avec l’orage qui gronde, alors prépare-toi, on commence le tour des chambres !
Cela nous pris 5 heures pour calmer les 15 patients, à quatre heures du matin, je regagnai enfin mon bureau après avoir jeté un bref coup d’œil à M.Smith qui, lui, dormait toujours comme un bébé.
Je pris place dans mon énorme fauteuil derrière mon énorme bureau, et repris le dossier de Jim. Officiellement, il était interné à sa propre demande, officieusement, le conseil lui avait ordonné. Il aurait pu refuser, dans sa volonté de mourir, cela aurait été plus rapide mais j’aurais aussi été punie. On me reprochait de ne pas avoir vu les signes avant-coureurs de son coup de folie, le comble pour ma profession actuelle !
Le fait que j’eu réussi à plus ou moins « nettoyer » derrière lui, avait penché en notre faveur.
Jim avait accepté d’être enfermé pour que je ne subisse pas les conséquences de ses choix et j’avais obtenu un délai pour le « soigner », enfin lui ôter toute envie de nous exposer à nouveau, sinon, c’est la mort qui l’attendait, la vraie, exécutée par le conseil.
Pour moi, c’était surtout lui redonner goût à la non-mort, je tenais à lui, trop peut-être, je ne pouvais pas le perdre maintenant. Je m’y refusais.
Cela faisait longtemps que je n’avais pas eu un compagnon de mon espèce, cinquante ans de vie commune n’était pas mon record personnel mais cela s’y approchait de plus en plus. Et je l’aimais encore.
La fin de la nuit se passa sans anicroche, mon remplaçant arrivant sur les coups de 7 heures 30. nous discutâmes du cas de M.Smith puis de Jim.
M.Douglas était mon patient attitré, j’étais la seule à pouvoir faire une ordonnance et tout le monde devait en référer à moi avant toutes décisions le concernant. Ce qui visiblement n’était pas du goût de tous mes confrères.
-Vous vous impliquez trop ! me fit remarquer Léonard, ce n’est pas sain, ni professionnel, se risqua t-il.
-Léonard, je tiens à vous faire remarquer que j’ai comme vous obtenu mon diplôme et fait ma thèse, nous n’avons pas les mêmes approches mais je suis parfaitement qualifiée, répondis-je piquée au vif.
-Ce n’est pas ce que je veux dire, voyons, votre réaction est outrée et donne du crédit à ce que j’énonce !
Zut, il avait raison.
-Excusez-moi alors, mais depuis que je suis titulaire, je dois sans cesse prouver à mes pairs que malgré les apparences ( le fait d’être une femme et jeune surtout posait encore des problèmes), je suis aussi qualifiée que n’importe qui d’autres ici ! Je suis lasse de me défendre, c’est tout.
De plus, vous-même avez déjà eu un patient privilégié ( sa nièce en l’occurrence) que vous devriez comprendre que je puisse m’intéresser à son cas plus qu’un autre …
Il ne broncha pas, gêné par ma dernière pique, il y a quelques années, avant que je n’arrive ici, il avait été impliqué dans une histoire avec une patiente. Cela s’était révélé non fondé, malgré tout, cela laisse des traces.
J’en profitais, néanmoins, pour le rassurer et qu’il n’ait aucun soupçon nous concernant Jim et moi. Je pris contact mentalement et lui imposai l’image d’un médecin, en l’occurrence moi, et son patient, Jim, dans une relation de travail parfaitement normale.
Il quitta mon bureau en me félicitant du travail effectué avec M.Douglas.
Je finissais mes notes à la hâte et retournai voir Jim avant de partir, lorsque j’entrai, il ne dormait pas encore.
-Bon j’y vais, à ce soir, lui lançai-je.
-Dalma !
Son ton impératif m’intrigua et je me retournais pour voir ce qu’il voulait. Je lui avais apporté de quoi se sustenter moins d’une semaine auparavant, il ne devait pas avoir faim…
Ses yeux s’appuyèrent aux miens et il m’attrapa le bras.
- Nourris-toi ! M’ordonna t-il. Je ne plaisante pas ou tu vas te retrouver dans la même pièce que moi ! Tu as l’air affamé, mon cas ne doit pas te faire tout oublier ! Murmura mon aimé.
- Oui, oui, je m’en occupe et ne t’inquiète pas, mais j’ai eu beaucoup de choses à faire ces derniers temps…
Son regard se fit interrogateur, puis il m’embrassa avant de me saluer.
Je repris la voiture, j’avais faim effectivement, très faim.
Je tentais de savoir quand je m’étais nourrie pour la dernière fois. J’avais beau remonter les dernières semaines, je ne réussissais pas à mettre le doigt dessus, un mois que Jim était à Riverview, non pas de nourriture…
Plus un mois de folie avant cela, la crise de Jim, le « ménage » après, le conseil…
Atterrée, je compris que cela faisait déjà deux mois, deux mois de diète !
Mince, j’avais été, effectivement, imprudente. Je pris la première sortie d’autoroute et stationnai sur le parking d’un relais routier. C’était l’endroit idéal pour trouver un donneur improvisé surtout en début de matinée.
Je jetai un coup d’œil au miroir de courtoisie, Seigneur, j’avais ma tête des mauvais jours.
Mon visage semblait particulièrement aminci avec des cernes très prononcés. Leur couleur violette s’assortissait fort bien avec mes yeux, ces derniers étant vert émeraude, en temps ordinaire, avec des reflets violets en fonction de mon humeur. Là, le vert s’effaçait au profit d’un violet plus profond.
Même mes cheveux étaient ternes, ce qui pour une rousse relevait de l’exploit.
Le parking n’était pas désert mais pas bondé non plus. Bien souvent, les routiers s’en servaient comme de motels, et les vacanciers n’étaient pas encore sur les routes.
C’était une bonne chose, il fallait que je trouve un donneur isolé. Mon aspect ne facilitait pas la chose et mon état de fatigue ne me permettait qu’un recours à une hypnose modérée.
Je pris ma décision assez rapidement, l’heure était idéale pour les routiers ensommeillés donc je me refis une beauté dans ma voiture, le maquillage atténua les cernes. Je brossai énergiquement mes cheveux pour leur donner du volume, ouvrai non pas un, mais deux boutons de mon chemisier et allais conquérir ma pitance.
Je frappai à la première porte du camion le plus isolé, un grondement digne d’un ours des cavernes me fit sursauter.
- Ouais ! Qu’est-ce que c’est ? Eructa t-il.
Il passa la tête par la fenêtre qu’il venait d’ouvrir et je vis dans ses yeux qu’il pensait que son jour de chance était arrivé. A l’évidence ce ne serait pas le mien, il avait la quarantaine bien tassée et n’était pas du genre à s’entretenir. Sa barbe de trois jours et son ventre de buveurs de bière pouvaient en témoigner.
- Que puis-je pour vous, ma p’tite dame ? Ironisait-il.
Mauvaise pioche, tout d’abord, je ne suis pas petite mais bon à situation urgente, mesure d’urgence !
Au moins je ne serais pas tentée, malgré ma faim, d’en prendre plus que nécessaire….
Je me tortillais, histoire de lui faire croire qu’il avait la main.
-Je suis désolée de vous importuner mais ma voiture fait un caprice, lui répondis-je d’une voix mal assurée. Pourriez-vous y jeter un œil ?
En me retournant pour lui désigner la voiture en question et lui permettre d’avoir envie de me suivre.
- Pas de problème ma petite… il s’interrompit après avoir mis pied à terre.
Avec mon mètre quatre-vingt, peu d’homme pouvait me contempler de haut, je le vis hésiter et baissai rapidement la tête pour lui laisser l’avantage et au passage admirer mon décolleté.
- Heu…On y va ? Lui demandai-je en souriant.
- Oui, oui pas de problème c’est quoi votre nom ?
- Luca !
Je n’utilisais jamais mon premier prénom avec les donneurs occasionnels.
- Pas courant, s’étonna-t-il.
Nous, nous dirigeâmes vers ma voiture, je la dépassai néanmoins en l’invitant à me suivre derrière le bâtiment.
- Vous allez où, Luca ?
- Heu, je me suis dit qu’il fallait d’abord que je vous remercie comme il se doit…
Rien qu’à ses yeux pervers, je pouvais voir qu’il oubliait ses craintes pour se dire qu’il avait tiré le pompon.
L’arrière de la station service était sale mais déserte, dès que je fus sure d’être seul, je le plaquai violemment contre le mur mais pas assez à mon goût néanmoins.
- Hum, pressée ? Me susurra t-il.
Je n’avais pas dû y aller assez fort ou j’étais vraiment fatiguée, car le soleil n’était pas encore trop haut pourtant…
Il fallait que je fasse vite, je préférais recourir à l’hypnose avant, j’avais peur de ne pas avoir assez de force pour le maintenir s’il lui prenait l’envie de se débattre, vu l’homme de Neandertal en face de moi et mon état d’épuisement, mieux valait ne pas tenter le diable.
Je lançai donc l’illusion, celle que son esprit pervers souhaitait plus que tout, je n’avais pas la force de lui imprimer ma volonté de toute façon, il se relâcha, immédiatement, plus docile qu’un agneau.
Il fallait que je me concentre et passai à l’attaque, son sang n’avait ni saveur, ni arôme particulier, ce qui m’aiderait. La morsure lui procura le plaisir qu’il attendait, il ne remarquerait pas les deux minuscules entailles sur sa cuisse. Je ne bus que le strict nécessaire, sans plus, juste de quoi retrouver un peu de force et d’éclat mais j’étais loin d’être rassasiée.
Je lançai une seconde illusion, lui faisant croire que tout c’était passé comme il l’avait souhaité, il me répugnait, ses fantasmes ne volaient pas bien haut. Il reprit le peu d’esprit qu’il avait devant ma portière pensant avoir réparé ma voiture.
-Et bien, ma jolie, tu as meilleure mine, lâcha t-il content de lui-même, suffisant.
Celui là, cela ne m’aurait pas dérangé de le tuer, ce n’était pas un homme mais un porc et un goujat qui plus est !
Il tenta de mettre ses sales pattes sur mes fesses mais je fus plus vive que lui, lui retenant la main, je lui assénais :
-Vous en avez eu plus que vous ne devriez en prétendre de ma part, restons en là !
Il me regarda d’un œil morne
-Dis donc, j’ai rien demandé moi, c’est toi qui est venue la bouche en cœur. Et, ajouta t-il, je suis sur que ça t’a plu et que tu serais pas contre un peu de rabe.
-Des clous, oui !
Claquant la portière, je fis démarrer le moteur en trombe et je partis en le laissant seul sur le parking. Le pire, c’est qu’il avait raison, c’est moi qui étais allée le chercher, je me sentais sale et en colère, je n’aurais pas du attendre si longtemps, je devais alors recourir à des stratagèmes qui me dégoûtaient. Mon maître aurait ri de moi, je repensais à lui, il était mort, il y a bien longtemps maintenant.
Je repris mes esprits, l’heure n’était pas aux souvenirs et pris le chemin de la maison. Ma faim n’était pas comblée juste sous contrôle. Il faudrait que j’aille voir mon voisin Mike ce matin avant de me coucher.
Je regardai l’heure, déjà 10 heures, bien ! Il dormirait profondément.
Mike travaillait aussi de nuit, il était barman, et heureusement célibataire mais il avait souvent de la compagnie, j’espérais que cela serait le cas aujourd’hui. Il avait un petit coté « Matt Leblanc » qui lui assurait de charmer pas mal de filles.
Je rentrai dans le parking de mon immeuble et garai ma Lexus. J’habitais au 4ème et dernier étage d’une résidence de bon standing, j’étais seule à l’étage. Le penthouse occupait toute la surface.
Je pris l’ascenseur et m’arrêtais au 3ème chez Mike.
Parfait ! La pancarte trônait au milieu de la porte :
« Je dors, démarcheurs foutez le camp ! »
L’appartement appartenait aux parents de ce dernier, il n’aurait pas eu les moyens sinon de loger ici.
J’ouvrai la porte, je savais où il planquait sa clé, sans un bruit. Je lançai une illusion pour me dissimuler, s’il quelqu’un se réveillait, il ne pourrait pas me voir.
En me dirigeant droit vers la chambre, je remarquai de la lingerie féminine sur le sol du couloir, génial, il n’était pas seul !
J’ouvrai la porte de sa chambre et y entrai sans frapper bien sûr cette fois.
Sur le lit, je vis tous les deux étendus nus. Mike dormait toujours comme une bûche, je décidai de commencer par la fille. Elle dormait sur le ventre, je m’assis à califourchon sur son dos, je les tenais tous les eux sous hypnose maintenant aucun ne se réveillerait. Je passai ma main sur son épaule et mordis sans attendre, son sang se répandait dans ma bouche, il était sucré à souhait.
Je me demandai s’il est n’avait pas passé toute la soirée à siroter des cocktails de fruits. Elle gémit très faiblement mais ne bougea pas, je pus profiter de cet instant, la chaleur et l’onctuosité du liquide, mais ne voulant pas trop l’épuiser plus que Mike ne l’avait fait, je cessai de boire. Elle respira doucement et reprit son sommeil tranquillement.
Je regardai son voisin ou le mien plutôt, lorsqu’elle avait gémit, il avait étendu son bras pour l’éteindre. De mon dos, je fis glisser sa main sur l’épaule de son amie puis changeai de monture, lui aussi dormait sur le ventre, cela simplifiait les choses.
Je le mordis derrière la nuque, ni l’un ni l’autre ne pourraient remarquer ces deux petits points rouges. A nouveau, le sang se répandit dans ma bouche à mesure que j’aspirais un peu de cette vie. L’effet fut immédiat sur lui comme sur moi, je sentais son désir se réveiller, le mien aussi.
Son sang était riche, ils avaient fait l’amour, les endorphines s’attardaient encore dans leurs veines. Le sang a un goût bien particulier alors.
Je bus, au-delà de la faim, histoire de ne pas commettre « l’erreur du routier » se reproduire de sitôt.
J’avais horreur de perdre le contrôle de la sorte, mais il fallait que j’arrête maintenant de boire Mike, sinon cela pourrait être dangereux pour lui.
A regrets, pour lui comme pour moi, je le relâchai, je pris soin de lécher et d’embrasser ses plaies. Le pauvre, je venais souvent lui rendre visite, sans qu’il le sache bien sur !
Et en tant que voisine, je lui confectionnais de bons petits plats, cela lui permettait de mieux gérer ses « crises d’anémie » causées, très certainement, par son travail éreintant au bar…
En tout cas, c’était le diagnostique de son médecin traitant.
Pour cette fois, lui et son amie auraient tous deux la sensation d’un rêve plus chaud que les autres. Ils seraient heureux à leur réveil, et moi, j’étais pleinement rassasiée, vibrante de chaleur, une douce plénitude m’enrobant.
Je pensai à Jim, cela lui ferait plaisir de me voir ainsi.
Je repris l’ascenseur et rentrai chez moi, je mis le système anti-intrusion en route, m’assurant d’être seule au passage.
Apres une douche, je rejoignis mon lit en enfilant un boxer et un Marcel, me glissant dans les draps, je sombrai immédiatement. Tant pis pour le réveil !
Lorsque je rouvris les yeux, le ciel était embrassé par le soleil couchant, je jetais un coup d’œil sur la table de chevet, 18h30.
Bon, je m’étirai, j’avais dormi plus de huit heures et plutôt bien en plus, mais pas question de me rendormir, je devais être au travail dans deux heures et demie.
J’avais pris une douche avant de me coucher et la chaleur du sang que je venais de boire s’attardait sous ma peau, je me brossai les dents pour me débarrasser de l’odeur acre du sang.
Retournant au lit, j’avais un peu de temps devant moi, j’entrepris de relire ce que j’avais déjà écrit. Je vis le bloc était par terre au pied du lit.
Zut ! J’avais oublié de le ranger en arrivant ce matin, je devais être plus sérieuse. Il était resté là où je l’avais laissé, je le ramassais, pris un stylo et me replongeai dans la lecture, si j’avais le temps, j’écrirais peut-être...
Je pris soin de mettre le réveil cette fois pour ne pas être en retard.


georgia wanda
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Re: les carnets de bord de Dalma et Jim

Message par juliette724033 le Jeu 30 Aoû - 16:26

c'est très réussis Smile

juliette724033
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